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Géographie et climat

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La Mongolie

Capitale

Oulan–Bator.

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PIB

479 $ par habitant.

Point culminant

Tavan Bogd Uul: 4374 mètres.

Superficie

1 565 000 km², soit 2,9 fois la France.

 

Climat

" Le pays au ciel bleu ", la Mongolie est un pays remarquablement ensoleillé avec plus de 250 jours d'ensoleillement par an.
La Mongolie a un climat chaud l'été et très froid l'hiver. Les températures sont souvent extrêmes et peuvent atteindre des –55C en hiver comme des +45C en été dans le désert de Gobi:

– Température moyenne en été: +20C (+65F)
– Température moyenne en hiver: –24C (–13F)
– moyenne des précipitations: 25.4 cm

Selon les années, l'hiver peut encore être présent en mai (froid, brouillard, tempêtes de neige).



Géographie

La Mongolie possède la plus faible densité de population du Monde: 1,6 hab/km².Enclavée entre la Chine et la Russie, la Mongolie représente une superficie environ trois fois celle de la France.
Le territoire mongol, situé entre les 42° et 52° de latitude nord, se présente comme un haut plateau incliné d´ouest en est, installé au centre d´un énorme système montagneux. Les 2/3 du territoire se trouvent dans une zone montagneuse où dominent steppe forestière ou steppe herbeuse ; le tiers restant est occupé par le Gobi, qui est en réalité un ensemble de cuvettes de steppe semi–désertique de cailloutis à végétation diffuse, ou de dunes. Les Mongols dénombrent 33 Gobi différents, suivant leur couleur et la nature de leurs sols (gravier, argile, sable – le sable ne représentant d´ailleurs que 3% de la superficie des gobi).
La partie la plus élevée de la Mongolie est l´Altaï, qui s´étend sur 1000 km du nord–ouest au sud–est. Ses sommets culminent à plus de 4000 mètres d´altitude et ses vallées à 3000 mètres.

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A l´est, se trouve le haut plateau du Khangaï, parallèle à l´Altaï, dont des sommets sont à plus de 3000 mètres. On y voit des traces d´un ancien volcanisme (coulées de laves, cônes, sources minérales chaudes). De nombreuses rivières avec chutes d´eau le parcourent. Les vallées sont larges et les pâturages excellents.
Au nord du Khangaï, le Khövsgöl est formé de nombreuses chaînes de montagnes, orientées nord–sud. Forêts au nord, steppe boisée d´altitude, puis steppe désertique à l´extrême sud caractérisent ce massif, très difficile d´accès dans sa partie septentrionale.
A l´est du Khangaï, se trouve le massif du Khentii qui s´étend selon un axe sud–ouest/nord–est. Ses flancs vont se perdre à l´est dans la steppe et à l´ouest dans les bassins des fleuves Orkhon/Selenge. C´est une région de forêts, d´agriculture et de marécages. Les sources des rivières Tula, Onon et Ker�len se trouvent dans les monts Khentii, dans la région dite des « Trois Rivières », qui a joué un grand rôle dans l´histoire et le mythe de Gengis Khan et de sa descendance.
A l´est et au sud des Khentii, on trouve la « Steppe de Dornod », grande plaine orientale dont l´altitude moyenne est de 700 mètres. Son point le plus bas est à 560 mètres.
La Mongolie est située sur la ligne de partage des eaux. Au nord de cette ligne, les cours d´eau se déversent dans l´océan arctique ou dans l´océan Pacifique ; au sud–ouest, ils vont se perdre dans le bassin centre–asiatique, sans débouché maritime. Les cours d´eau sont nombreux en Mongolie. On en dénombre près de 4000 ! Ils gèlent parfois en hiver sur une profondeur de 1 à 2 mètres. Un seul fleuve, le Selenge, qui s´écoule sur 593 km en Mongolie, est navigable.
Les lacs, nombreux également (1500 ont été répertoriés), sont souvent très étendus. Citons l´Uvs–Nuur (3350 km2) et le Khövsgöl–Nuur (sa superficie de 2620 km2 en fait le plus grand réservoir d´eau douce du pays). Tous deux sont situés dans le nord–ouest du pays. La majeure partie des lacs de Mongolie sont salés.
Il existe en outre une quantité de sources d´eaux minérales chaudes ou froides, particulièrement dans le nord du pays, qui sont utilisées depuis « la nuit des temps » pour leurs propriétés thérapeutiques.

Economie

Pendant des siècles, l´économie de la Mongolie a été entièrement fondée sur l´élevage et le nomadisme. Les années d´influence socialiste soviétique, en particulier les années 1950, ont initié une période de planification, centralisation et collectivisation, qui a tenté de modifier cette économie en développant des industries liées à l´élevage et à la transformation de produits animaux – laine, cuirs, alimentation ; en créant des zones de cultures ; en développant l´exploitation des richesses du sous–sol, dont le potentiel est important : gisements de cuivre, fluor, charbon, argent, fer, plomb, molybdène, zinc, or, pétrole.
Dès 1990, la Mongolie entreprend des réformes pour s´ouvrir à l´économie de marché. Un certain nombre d´entreprises et de troupeaux passent aux mains de propriétaires privés. Mais, outre deux bouleversements qui vont mettre en 1991 la Mongolie dans un état de fragilité économique terrible, l´arrêt total de l´aide de l´URSS (qui était de 30% du PIB) et l´obligation faite par le Comecon à la Mongolie d´effectuer ses paiements en devises convertibles, on ne peut que constater les difficultés intrinsèques de ce pays : la Mongolie est enclavée (à 600 km de la mer au point le plus avancé de son territoire), trop petite pour constituer un marché, donc de fait privée de perspective de croissance.

Aujourd´hui, la Mongolie se trouve dans un grand désarroi. Après trois ans de pouvoir démocrate (1996–1999), qui n´a pas su vraiment entamer de grands programmes de privatisations qui auraient apporté de l´argent frais à ce pays maintenant largement soutenu par le FMI, la Banque Mondiale et la Banque Asiatique, on a assisté au retour au pouvoir des néo–communistes (parti MPRP). Ces derniers, pour répondre aux promesses « populistes » de leur dernière campagne, sont en train de mettre sur pied la vente des actifs de l´Etat, par la privatisation d´un certain nombre d´entreprises, telles que Gobi Cashmere, NIC (compagnie pétrolière), APU (Alcools et Boissons). Les acheteurs ne pourront être qu´étrangers : coréens, japonais ou américains ? La tendance politique et économique des ex–staliniens au pouvoir tend donc à devenir sociale–démocrate. Le problème est que le Président appartient à l´aile orthodoxe du parti, tandis que le parlement est constitué majoritairement de députés MPRP : 72 sièges sur 76…

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Faune et flore

La flore et la faune se répartissent sur 4 milieux écologiques différents : la taïga, la haute et moyenne montagne, la steppe d´Asie Centrale, le désert…Elles sont donc d´une grande diversité. On a recensé 2270 variétés de plantes en Mongolie, dont 600 plantes médicinales, 160 comestibles et 86 variétés endémiques, dont les 2/3 se trouvent dans le Gobi.
Sur les pentes du Khangaï et du Khentii, sur les contreforts de l´Altaï poussent les mélèzes sibériens à feuilles persistantes, des pins et des cèdres, plus rarement des sapins et des épicéas. On trouve également le genévrier (« arts »). Dans la taïga du nord qui se prolonge en Sibérie, on trouve le bouleau et le tremble.
Pratiquement tout le centre et l´est du pays sont couverts de steppe herbeuse, ou haute steppe, composée d´un nombre important de graminées et de plantes à stipes, qui conviennent parfaitement au bétail. On y rencontre peu d´arbres, parfois quelques bouquets d´ormes, des cornouillers et des sureaux.
La steppe semi–désertique du sud ne permet qu´un développement restreint de graminées, plantes à stipes, armoise, rhubarbe et, quelques courts arbustes comme le karagana, « acacia doré » ou fibreux comme le saxaoul. Autour des points d´eau, se développent des ormes, des peupliers et des roseaux.

La faune sauvage est extrêmement riche en Mongolie.
Nombreux sont les rapaces, que l´on repère facilement dans les cieux ou posés sur l´herbe lorsqu´on est dans la steppe, puisqu´il n´y a pas d´arbres ! Aigles, vautours, faucons, milans, busards, gypaètes barbus (dont les ailes atteignent une envergure de 2,50 m et qui ne se nourrissent que de charognes), etc. Le grand tétras vit dans les régions du nord. Les grues, cygnes, oies, canards, sarcelles se signalent près des points d´eau. On trouve également des perdrix, des faisans, coqs de bruyère, etc.
Une soixantaine d´espèces de poissons peuplent les cours d´eau, peu différentes de celles que l´on trouve chez nous, excepté le Huchon (huchon taïmen), le plus gros salmonidé du monde, qui peut atteindre 80 kg, pour 2 mètres de longueur ; l´omoul (un salmonidé également, introduit du lac Baïkal en 1955) et le lenok, une truite saumonée.
Parmi les mammifères, on peut rencontrer le sanglier et l´ours en région montagneuse boisée; les chèvres sauvages (ou ibex) en petits troupeaux entre 1000 et 4000 mètres d´altitude ainsi que les mouflons (ou argali) dont les cornes peuvent peser de 30 à 40 kg et qui sont très convoités par les chasseurs étrangers amateurs de trophées (sa chasse est une source importante de devises pour la Mongolie). Le cerf Maral, de petite taille, entre 10 et 15 kg, lui, est très recherché pour son musc (on l´appelle d´ailleurs chevrotain porte–musc). Le mâle possède deux crocs verticaux qui sortent de son museau et lui donnent l´allure d´un petit vampire. Leurs prédateurs sont la panthère des neiges et le loup. Les zibelines, les martres, loutres et castors comptent parmi les espèces protégées. De nombreux rongeurs vivent également sur le territoire mongol (gerboises, hamsters, écureuils des sables). La marmotte Boback est présente dans la steppe centrale. Elle fait l´objet d´une chasse traditionnelle en août et sa viande, terriblement grasse, est très appréciée.
Dans le Gobi, vivent des espèces animales rares : le chameau sauvage (ou Havtgaï) qui vit en troupeaux et dont il ne resterait qu´une centaine d´individus en Mongolie ; l´âne sauvage ou hémione ; les antilopes zeeren, les antilopes à queue noire et les antilopes saïga. L´ours du Gobi ou mazaalaï, dont la taille est celle d´un ourson ordinaire d´une année, très friand de rhubarbe et le lynx du Gobi sont très difficiles à repérer.
Parmi les 34 variétés de reptiles vivant en Mongolie, le lézard du Gobi est protégé car en voie de disparition.
Disparu il y a 40 ans de la surface du globe à l´état sauvage, le cheval de Przewalski est peu à peu ré–introduit dans sa contrée d´origine, la Mongolie, à partir des élevages des zoos européens. L´association française Takh (« cheval sauvage »), installée en Lozère, s´occupe de son cas depuis 1993 et une trentaine d´individus, après avoir goûté à la vie semi–libre en France, sont déjà retournés en Mongolie. Le dernier « envoi » s´est déroulé en septembre 2004.

La faune domestique
Le territoire mongol est constitué de 8,5 % de forêts, 0,7% de zones cultivées (blé, orge, pommes de terre) et 80% de pâturages. L´élevage est donc prédominant et le cheptel mongol s´élève à environ 31 millions de têtes, dont 2 600 000 chevaux, 400 000 chameaux, 15 000 000 ovins, 8 000 000 caprins, 4 000 000 bovins. Les chiens domestiques sont issus de molosses tibétains. Ce sont des gardiens de yourtes et ils veillent sur les troupeaux la nuit particulièrement. On en compte en général 2 par foyer.

La faune disparue
De nombreux fossiles de dinosaures ont été découverts en Mongolie, qui sont exposés au Musée d´Histoire Naturelle d´Oulan Baator (protoceratops, tarbosaure, velociraptor , etc.), ainsi que les fossiles des tout premiers mammifères apparus sur terre presqu´en même temps que les dinosaures, c´est à dire au Trias il y a 215 millions d´années. Leur taille est évidemment minuscule (une dizaine de grammes).

Ecologie

La Mongolie est un pays relativement peu peuplé et qui ne possède pas énormément d´industries. Ainsi donc, le territoire est–il préservé de toute pollution, et son atmosphère est, de toutes façons, « balayée » par des vents quotidiens qui traversent toute l´Asie Centrale.
Dans le droit fil de croyances animistes, restées bien ancrées dans tous les esprits, les Mongols sont extrêmement respectueux de la Nature, qu´ils voient peuplées d´Esprits auxquels il convient de ne pas déplaire et que l´on a intérêt à se concilier. L´homme est inscrit dans le cosmos et il ne bénéficie d´aucune prérogative sur tout ce qui est « vivant ». Est vivant tout ce qui existe : le monde minéral, le monde végétal, le monde animal et humain… S´il y a déséquilibre dans la nature, il y a déséquilibre chez l´homme. Ainsi, naturellement, et depuis toujours, le Mongol est–il le modèle de « l´ Ecologiste », sans même le soupçonner !
Sur un plan national, il faut savoir que 10 % du territoire mongol a été placé en « zones protégées ». Il existe à ce jour 35 zones protégées, classées selon différentes catégories, et qui font l´objet d´une surveillance : zones strictement protégées, parcs nationaux, réserves naturelles, monuments naturels et historiques.

NB : A propos de pollution, des difficultés se posent toutefois à Oulan Baator : en hiver en particulier, un brouillard polluant recouvre la capitale, venant des trois centrales électriques au charbon qui produisent l´électricité.

 

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