Un écrin de steppes et de forêts, de montagnes reculées et de plaines arides
La Mongolie située à l’extrémité orientale des steppes d’Asie centrale, loin de toute mer, est un écrin de steppes et de forêts, de montagnes reculées et de plaines arides. On y voyage des jours entiers sans croiser quiconque, comme on y rencontre les gens les plus généreux de la planète. En parcourant à cheval ou en Jeep les distances immenses de ce plateau d’altitude, on peut voir des antilopes, des loups, des chevaux en liberté, des yacks, des chameaux, des lacs par centaines, des villages isolés, de chaleureux campements de yourtes, la taïga sibérienne et le désert de Gobi. Si la Mongolie est si belle, c’est grâce à ses habitants. Le patrimoine naturel et culturel mongol est si riche et préservé qu’il doit être approché doucement, prudemment.  Quinze ans après l’implosion de l’URSS et de son système économique planifié, la Mongolie redresse peu à peu la tête et trouve tant bien que mal sa place dans l’ordre mondial capitaliste. Mais le pays souffre encore cruellement du manque d’infrastructures et son budget est essentiellement soutenu par les subventions étrangères. Certes la pauvreté est grande et d’énormes progrès sociaux restent à accomplir, mais la liberté nouvelle des Mongols et leur impressionnante faculté d’adaptation aident ce pays essentiellement rural à se développer et à mettre en valeur ses richesses et ses particularités. Le « pays du ciel bleu » est devenu une nation démocratique, dont la découverte doit se faire dans un profond respect des us et coutumes de ses habitants. Ici comme ailleurs, le voyageur doit s’attacher à laisser le moins de traces de son passage.  
Un voyage en Mongolie est une expérience extraordinaire. Terre infinie où la nature règne en maître absolu dans le froid glacial de l’hiver comme sous le soleil brûlant de l’été dans le désert de Gobi. Depuis des siècles, la population mongole a su s’adapter à cet environnement difficile et transformer toutes ces contraintes en forces. Les habitants de ce pays sont des gens chaleureux, la culture et les traditions sont uniques et les paysages à couper le souffle. Pourtant, un séjour en Mongolie n’est pas un voyage comme les autres. Le problème de la langue, les difficultés pour se déplacer ou se ravitailler, les distances importantes à parcourir sont autant d’obstacles sur votre chemin. Il faudra savoir dépasser les ennuis matériels et les imprévus auxquels vous pourriez être confronté. Mais rassurez-vous : cela fait plusieurs années maintenant que notre agence travaille en collaboration avec une équipe en Mongolie rôdée et habituée maintenant à nos séjours de pêche, capable ainsi de parer à toute éventualité. La réussite de votre voyage dépend aussi et surtout de votre état d’esprit. Si vous êtes prêts à oublier vos habitudes et à adapter vos exigences au terrain, un monde exceptionnel de découvertes et de rencontres s’ouvre à vous. Le voyageur qui se rend en Mongolie revient enthousiasmé par les paysages, mais aussi et surtout par le mode de vie et les valeurs véhiculées par des nations millénaires. Ceux qui y ont goûté ne rêvent que d’une chose : y retourner !
Géographie... Le pays mongol s'étend sur 1565000 km2. Il est enfermé entre la Chine et la Russie. Sa géographie peut se comparer à trois croissants s'emboîtant les uns dans les autres et dont le premier serait, au nord, l'Altaï, le second la steppe et le troisième le désert du Gobi ; trois pays, trois styles de vie, trois hommes : le chasseur des forêts, le cavalier des hautes herbes et le caravanier des sables. Trois étapes de la civilisation : le chasseur, l'éleveur et le nomade. L'altitude moyenne est de 1 580 m mais, dans l'Altaï, le Naïramdal Oul culmine à 4653 m. Ses composantes physiques confèrent à la Mongolie le climat le plus continental du globe. Connue comme le "pays du ciel bleu", la Mongolie a des hivers longs, froids et secs. Les étés sont courts, doux et relativement humides. Outre les redoutables écarts thermiques entre nuit et jour, hiver et été (le thermomètre peut descendre à - 50°C. mais aussi monter à 35 ou 40°C.), le pays est la proie de vents violents, faisant chuter les températures sous le seuil des - 40°C lorsqu'ils soufflent de l'Arctique ou enfarinant le pays de jaune quand ils viennent du Gobi. Les précipitations vont de 600 mm dans le Khentii, l'Altaï et les montagnes Khovsgol à 100 mm dans le Gobi où aucune précipitation ne tombe pendant plusieurs années. Le réseau hydrographique assez pauvre se compose du bassin du Selenga qui se jette dans le lac Baïkal. Au nord-ouest les fleuves se perdent en de nombreux lacs ; le sud est complètement privé de cours d'eau. Les lacs sont immenses et nombreux : 16 d'entre eux ont plus de 100 km2. On compte 260 jours de soleil par an.
Population La population du pays est estimée à quelque 2 300 000 habitants. La capitale, Ulan-Bator, compte près de 600 000 âmes, c'est la plus grande ville du pays. L'ethnie majoritaire des Khalkha, branche principale du groupe mongol oriental (par opposition aux Mongols occidentaux, les Oïrates ou Kalmouks), représentent 75 % de la population totale. La langue officielle est le mongol. En matière de religion, l'État encourage l'athéisme, mais une grande partie de la population pratique encore le bouddhisme lamaïste. La densité de population est extrêmement basse, malgré le remarquable accroissement démographique des années 70 et du début des années 80. Le modèle social est le nomadisme, lié à l'élevage, mais la poussée de l'urbanisation s'accentue. Environ 50% de la population active est employée dans l'agriculture et dans l'élevage.
La Mongolie et son histoire Après une longue et pénible domination chinoise, les révolutionnaires mongols, aidés de leurs homologues russes, s'emparèrent d'Oulan-Bator en juillet 1921. La République Populaire de Mongolie fut proclamée le 26 novembre 1924, et la Mongolie devint ainsi le deuxième pays communiste du monde. Ceci ne vaut que pour la Mongolie-Extérieure. La partie méridionale du pays, la Mongolie-Intérieure appartient encore à la Chine. Les Russes sont restés très présents en Mongolie et tentèrent les premiers essais d'industrialisation, de collectivisation et d'éducation. Mais si la Chine considérait la Mongolie comme sienne héréditairement, la Russie devait la conquérir sur tous les plans. C'est l'une des raisons qui lui a fait supprimer ou adapter aux exigences locales les mesures par trop impopulaires. En effet, réagissant à la collectivisation comme au service militaire, les mongols n'envoyaient dans les fermes collectives que les ovins castrés et les vieux chevaux, gardant les meilleures bêtes et tous les chameaux comme propriété privée. Un autre domaine où ces "sacrés nomades" donnèrent du fil à retordre fut l'urbanisation, ce qui n'est pas surprenant. Attirés par Oulan-Bator, ils ne pouvaient se faire à la vie urbaine qu'à la condition de camper en pleine ville, comme dans la steppe. On rapporte que les remuants habitants de la capitale possédaient à l'époque près de 3 500 chevaux! En octobre 1961, la République Populaire de Mongolie (RPM) entra enfin à l'ONU. Après plus de 65 ans de domination soviétique, c'est en 1990 que la Mongolie fit effectivement ses premiers pas vers l'indépendance. Une nouvelle constitution fut adoptée en janvier 1992. Le nom officiel du pays changea de République Populaire de Mongolie en Mongolie.
Le Climat Connue comme " Le pays du ciel bleu ", la Mongolie est un pays remarquablement ensoleillé avec plus de 250 jours d'ensoleillement par an. La Mongolie a un climat chaud l'été et très froid l'hiver. Les températures sont souvent extrêmes et peuvent atteindre des -55°C en hiver comme des +45°C en été dans le désert de Gobi. En août et septembre, le climat est tempéré et très agréable : soleil et peu de vent. (Températures : 20 à 25 °C) Toutefois, l'altitude (1300 mètres) peut rendre les nuits plus fraîches. Votre habillement doit tenir compte de ces facteurs. La journée, une petite chemise peut suffire alors que le soir et au petit matin un bon pull en laine polaire est nécessaire. Pour la nuit nous vous conseillons un pyjama chaud et pour les plus frileux, apportez votre duvet. A la pêche le wader gore-tex (respirant) semble tout indiqué, l'eau étant à environ 15°C, le survêtement en laine polaire peut être utile sous le wader. Le néoprène peut convenir mais attention aux longues marches sous le soleil.
Economie La Mongolie est un pays majoritairement agricole. Une des principales activités économique du pays est l'élevage de cinq espèces traditionnelles. Ces "cinq museaux", dit "chauds" ou "froids" selon l'espèce, sont les chèvres, les moutons, les bovins -race locale rousse, en minorité-, les chameaux et, bien entendu, les chevaux. On compte aussi, surtout au nord-ouest, le yak prisé pour son lait gras et sa longue toison et l'aïnak, hybride chevelu de yak et de vache. Dans ce système qui concerne 80% du cheptel, le bétail est la "propriété de tous". L'activité industrielle est en expansion. Les industries présentes sont plus particulièrement tournées vers la transformation alimentaire. Avant, l'économie mongole dépendait fortement des aides de l'Union Soviétique. Plus de 80% des échanges commerciaux se faisaient avec l'URSS. La partie restante des échanges se faisait avec d'autres pays socialistes, alors que les échanges avec les pays occidentaux étaient pratiquement inexistants. Le potentiel minier du pays (charbon, étain, tungstène, or, plomb), n'est pas encore exploité de façon adéquate, mais pourrait être une source d'expansion pour le futur.
La langue La langue officielle et la langue parlée dans le pays est le mongol. Beaucoup de gens ont le russe comme deuxième langue car ils l'ont appris à l'école. Un nombre croissant de personnes parlent maintenant l'anglais et l'allemand. Le fait d'essayer d'apprendre et de parler en langue locale est toujours apprécié. D'abord, essayez de retenir et de prononcer correctement les noms de nos collaborateurs mongols. Nous encourageons les touristes à apprendre quelques mots en cette langue et à essayer de parler. Toutefois, l'anglais est actuellement la langue étrangère la plus parlée en Mongolie comme d'ailleurs partout dans le monde. Sur place dans les camps, nos collaborateurs ne parlent que le Mongol mais un ou une interprète sera là pour établir le lien entre vous et eux.
La religion Traditionnellement, la religion pratiquée par les Mongols est le Chamanisme, adorant le ciel bleu. Cependant, le bouddhisme tibétain (également appelé Bouddhisme de Vajrayana) a gagné plus de popularité après qu'il ait été introduit au 16ème siècle. Le bouddhisme tibétain partage les buts bouddhistes communs du dégagement individuel de la souffrance et de la réincarnation. Le Dalai Lama du Tibet, qui habite en Inde, est le chef spirituel de la religion, et est hautement respecté en Mongolie. En tant qu'élément de leur héritage chamaniste, les mongols continuent à pratiquer la magie ritualiste, le culte de nature, l'exorcisme, la méditation, et la médecine naturelle. Au début du 20ème siècle, la Mongolie comptait des centaines de monastères bouddhistes et environ 30 pour cent des hommes étaient moines. Les communistes ont mené une campagne anti-religieuse dans les années 30, qui a presque détruit le système étendu des monastères. Selon la règle communiste, l'athéisme a été favorisé et les monastères ont été fermés, pourtant les pratiques chamaniste ont survécu. De 1945 à 1990, un seul monastère (le Gandan à Ulaanbaatar) était autorisé à fonctionner. La réforme démocratique qui a commencé en 1990 a permis la liberté religieuse ; bien plus de 100 monastères ont rouvert ou sont reconstruits, et les musulmans kazakhs sont autorisés à pratiquer l'Islam. Beaucoup de jeunes reçoivent une éducation par ces centres d'étude traditionnels, et les traditions et cultes chéris peuvent de nouveau se pratiquer sans crainte.
Le nomadisme Du nord au sud de la Mongolie, pas de cultures, pas de rizières, pas de champs accrochés aux flancs des montagnes, pas de haies bordant les terres. Ce n'est qu'étendues sans limites, steppes rongées par les déserts, du Turkestan à la mer Caspienne. Le climat interdit toute culture intensive ; seuls les grands troupeaux prospèrent. Nomades, les Mongols ont toujours réglé leur vie sur la faim de leurs troupeaux, se repoussant les uns des autres pour conserver ou acquérir les meilleurs pâturages. A l'origine, les tribus mongoles vivaient en petits clans, plus ou moins sédentaires, autour d'un chef. L'accroissement de la population, la recherche de nouveaux pâturages pour leurs chevaux ou de meilleurs terrains de chasse, les dissidences et incompatibilités les amenèrent bientôt à se déplacer, toujours par petits groupes. Cependant le nomadisme n'est pas né directement de l'économie de chasse primitive. On a découvert que l'agriculture, antérieure au nomadisme, allait déjà de pair avec l'élevage que pratiquaient les tribus, après s'être approprié des troupeaux sauvages. Les pasteurs nomades semblent être des descendants de peuples qui abandonnèrent assez tôt la culture, à laquelle le sol mongol n'est pas particulièrement favorable, alors que toutes les conditions naturelles du pays le prédisposaient à l'élevage.
Durant des siècles, l'agriculture fut donc inexistante en Mongolie, sauf pour les besoins des lamaseries et des colons chinois. Et l'élevage a prédominé, déterminant un mode de vie original et créant ses traditions et ses coutumes. On comprend pourquoi les Mongols furent, jusqu'à des temps récents, des nomades dans l'âme. D'ailleurs, le verbe Khorgodakh, "résider continuellement à la même place", se teinte d'une nuance de mépris dans les bouches et dans les dictionnaires.
Ceux qui pratiquent encore le nomadisme effectuent une vingtaine de déplacements annuels, à la poursuite sans fin d'eau et d'herbes nouvelles. En hiver, s'y ajoute la recherche d'endroits abrités des bourrasques de vent. Les vicissitudes de la vie nomade obligent à une observation météorologique constante. Innombrables sont les proverbes et dictons concernant les éléments. Les prévisions s'attachent à l'état du ciel, aux astres, aux vents, aux brumes, aux échos, au comportement des bêtes, aux fumées, à la lassitude du corps. Plus que tout, on redoute le zud, ou gel précoce, formant une croûte dure sur la neige et pouvant, dans les pires cas, durer des mois. Son apparition fait dire qu'un malheur ne vient jamais seul. Les pas résonnent alors sur le sol gelé, la sueur se fige en perles au pelage du bétail qui "vacille de maigreur". Quand le zud s'éternise, c'est la disette.
Quand le vent du nord balaie la neige, la plaine s'ouvre en hautes vagues blanches, qui retombent en avalanches et ensevelissent troupeaux et bergers, malgré les offrandes et les amulettes censées les protéger. A ce sujet, disons qu'à part les carnages ou égarements concertés qui étaient destinés à contrer la collectivisation, de nombreuses pertes de bétail sont dues à des causes naturelles, intempéries ou épizooties. Sans parler du vol, contre lequel on a coutume, le soir, de lisser le sol autour de l'enclos avec une large planche, pour pouvoir repérer, le lendemain, les traces des malfaiteurs et la direction de leur fuite. Récemment encore, les produits de l'élevage étaient toute la vie. Que serait-on devenu sans le bétail qui à lui seul fournissait tout le nécessaire? Le transport, la chair et le lait, le feutre de la tente, la laine du vêtement, et jusqu'au combustible. Puisqu'on produisait tout, on pouvait ne pas débourser un sou pour vivre. Rien ne restait inemployé, on utilisait même les panses comme garde-manger! Que souhaiter de plus ?
Mais ce nomadisme traditionnel avait beaucoup de limites. Sans soins vétérinaires, sans stabulation à la mauvaise saison, sans constitution de réserves de fourrage, sans aménagements particuliers de points d'eau hors d'un réseau hydrographique naturel clairsemé et capricieux, le très bas niveau technique de l'élevage, qui se ramenait au choix empirique (d'ailleurs fort important et généralement judicieux) des types de pâturages en fonction du bétail élevé et des saisons, entraînait des pertes importantes en produits de grande valeur, tels les laines et les cuirs, en même temps que des pertes brutales causées parmi le cheptel par des intempéries et des épizooties les unes et les autres incontrôlables dans ces conditions.
Aujourd'hui, le nomadisme proprement dit, qui englobait et déterminait la totalité des activités rurales, se substitue de plus en plus à une organisation de l'élevage. Dans ce système, les rotations périodiques sur des trajets extensifs conservent une grande importance, mais on voit apparaître également une stabulation hivernale en rapide développement, et la spécialisation des troupeaux pour l'utilisation plus intensive de types de pâturages correspondants. La politique mongole consiste à réduire progressivement les déplacements des troupeaux en sélectionnant les races qui conviennent le mieux aux différentes régions, en créant des cultures fourragères pour la nourriture d'hiver, en utilisant rationnellement les pâturages. Ce nomadisme restreint au cadre de l'annak (district) permet l'organisation de centres médicaux, vétérinaires, scolaires et postaux.
Comprendre la vie dans une ger (yourte) en Mongolie La Ger mongole est idéalement conçue pour les climats extrêmes et la vie des peuples nomades de Mongolie. La Ger est une construction aux usages multiples qui peut être facilement démontée, transportée et reconstruite parfaitement à l'identique. Les Mongols, toujours sur la route, que ce soit pour suivre le bétail ou s'engager dans les guerres, emportent leur maison avec eux. De vieux écrits parlent même de ger construites entièrement sur des chars, une sorte d'ancêtre de la caravane contemporaine. Les Gers sur roues ont finalement été abandonnées car elles étaient plutôt difficiles à transporter et s'embourbaient régulièrement sur les routes mongoles. Construction La Ger compte deux composants clés : le cadre en bois et le toit en feutre. Le bois sert à construire les murs, les piliers et le cercle du sommet permettant la sortie de la fumée. Un mur compte de dix à quinze piliers, chacun d'une hauteur de 1,5m permettant de le replier comme un accordéon. Ce mur dépliant, un fois ouvert, est transformé en cercle. Sur ces murs sont ensuite déposés d'autres piliers, à la manière d'un parapluie. Cela forme le squelette de la Ger qui ressemble vraiment à un parapluie ouvert. Deux longs morceaux de feutre sont ensuite déployés sur le mur rond et sur le toit de la ger, l'isolant ainsi parfaitement du vent, du soleil et de la pluie. Une ouverture spéciale au sommet permet l'ouverture ou la fermeture du conduit à fumée. Intérieur A l'intérieur, la ger est déposée à même sol ou sur un plancher en bois. La porte fait toujours face au sud en direction du soleil. Le nombre de murs et de piquets définit la taille de la ger. La plupart des ger compte 5 murs, ce qui fait une surface de 16 à 18m2. Les plus grandes peuvent aller jusqu'à 12 murs. Au centre de la ger se trouve le coeur, qui porte une signification particulière pour les Mongols. Bien au-delà de son utilisation pratique, le cœur de la ger symbolise le lien avec les ancêtres. Il existe plusieurs croyances attachées à ce lieu précis de la ger. Toute violation de cet endroit est un péché et une insulte au propriétaire des lieux. Le cœur est en général composé de trois cailloux qui symbolisent l'hôte, l'hôtesse et la belle-fille. Le cœur constitue le centre de la ger et divise l'habitation en trois parties : la partie de l'homme, la partie de la femme et la partie de khoimor. La partie de l'homme se trouve sur la partie ouest. C'est là que sont entreposée les selles, la bride des chevaux et le sac koumiss. La partie de la femme est composée de la partie est. C'est là que sont conservés les outils domestiques et la cuisine. Ainsi, un homme qui entre dans la ger va directement dans la partie ouest et une femme vers la partie est. Une croyance veut que la partie masculine soit sous la protection du ciel et la partie féminine sous la protection du soleil. La place d'honneur est celle située face à la porte sur le mur nord. A cet endroit sont conservés tous les objets que le maître des lieux considère comme précieux : armes, instruments de musique, bride du cavalier invité, photos de famille et récompenses officielles ou trophées. Les meubles, en principe faits de bois peint de couleur orange vif sont aussi entreposés à cet endroit. Lors de visites, l'invité s'assied généralement dans la partie est du khoimor et les hôtes du côté ouest. La maîtresse de maison se place alors au centre et les enfants près d'elle, mais plus près de la porte. Le lit du couple propriétaire se trouve dans la partie féminine de la ger, celui des invités à l'opposé. Les enfants dorment à même le sol au pied du lit de leurs parents. Il existe de nombreuses explications philosophiques sur la ger, ses parties et ses fonctions. L'ouverture qui sert à la sortie de la fumée est la seule source de lumière. Une ancienne légende affirme que c'est par cette ouverture qu'un ange est entré dans la ger d'Alangua, la mère du peuple mongol, pour lui faire trois fils. Il y a des siècles, les habitants pouvaient donner l'heure en lisant l'ombre du tuyau d'échappement de la fumée. Traditionnellement, les mongols divisent la journée en 12 heures et chaque heure en 12 minutes, chacune étant nommée d'après les animaux du calendrier lunaire. Une corde faite de poils, chagtaga, est suspendue à l'ouverture au centre de la ger. Un poids (en général un gros caillou) y est suspendu pour stabiliser la ger en cas de grand vent. Significations La ger symbolise la stabilité et c'est probablement pour cette raison qu'il est interdit de toucher ou de s'appuyer contre les murs de l'habitation. Au-delà, la ger symbolise le lien avec le paradis, avec l'axe du passé-présent-futur qui est supposé la traverser. En hiver, le coeur de la ger chauffe et sert également de réchaud pour la cuisine. Dans les régions boisées, le poêle est alimenté par du bois alors que dans les régions désertiques, des bouses séchées servent de combustible. La ger chauffe en quelques minutes et conserve bien la chaleur. En été, le bas des murs et découvert pour laisser circuler l'air et aérer l'habitation. La ger, ronde et plate, peut supporter les vents violents et la météo mouvementée de Mongolie. Le feutre sèche vite et isole bien de la pluie et de la neige. Comportement dans la ger Lors de votre séjour en Mongolie, vous serez très certainement invité à rendre visite à des habitants de la campagne. Les coutumes changent lentement et leur préservation fait partie du charme et de la richesse de la Mongolie. Si vous apprenez et respecter ses traditions vous serez d'autant mieux reçu par votre hôte de la campagne. Voici quelques conseils avisés pour adapter votre comportement à l'intérieur de la ger :
Evitez absolument de : • Laisser un poteau ou une palissade vous séparer si vous marchez avec un Mongol. • Siffler si vous êtes à l'intérieur (appartement ou ger) • S'appuyer contre un meuble ou la paroi de la ger • Jeter de l'eau ou des déchets dans le feu, il est sacré • Pointer vos pieds vers le nord (opposé de l'entrée) si vous êtes assis dans une ger • Précéder une personne plus âgée • Tourner le dos aux objets religieux et aux photographies du fond de la ger • Toucher le couvre-chef de quelqu'un d'autre • Parler longuement dans votre propre langue en face de votre hôte qui ne comprend rien. • Pointer un couteau en direction de n'importe qui • Donner quoique ce soit à un Mongol en le tenant juste avec deux doigts • Prendre de la nourriture d'un plat avec votre main gauche • Agiter vos manches (marque de protestation) ou lever le petit doigt (injure) Ce qu'il faut faire : • Gardez votre chapeau lorsque vous entrez dans une ger, mais soulevez-le légèrement en signe de salutation • Recevoir les choses de la main droite ou des deux mains et s'assurer que vos manches sont entièrement déroulées. • Enlever vos gants lorsque vous saluez quelqu'un • Marcher dans la ger dans le sens des aiguilles d'une montre • Goûter au moins un peu la nourriture proposée • Se saisir des choses avec la main droite, la paume vers le haut • Saisir la main d'un Mongol si vous lui avez malencontreusement marché sur le pied • Vous asseoir en tailleur • Laisser un cadeau autre que de l'argent à votre hôte
Un mot sur la cuisine... La nourriture locale est bien sûr très différente de votre régime normal. Les Mongols mangent beaucoup de viande et des produits relatifs. C'est ce qui vous attend si vous êtes invités chez les habitants dans les gers. Les mongols offrent généreusement le repas. Acceptez et prenez une petite portion. N'abusez pas de la générosité de vos hôtes et offrez leur de votre propre nourriture quand vous les quittez. Nous faisons tout notre possible pour vous fournir toute une variété de produits dans vos repas sur les camps. A Ulan Bator, les restaurants essaient d'améliorer leurs menus en y incluant la cuisine française, coréenne et indienne. La plupart des vieux restaurants servent des menus typiques russes avec quelques petites nouvelles influences.
Boissons Dans les gers à la campagne, on vous offrira toujours du lait, du thé salé ou du thé noir. Votre bol va continuellement être rempli si vous le déposez vide. Alors mettez votre main sur le bol pour signifier que vous avez fini. Comme boisson alcoolisée, il y a le " airag " ou le lait fermenté qui peut si vous le consommez en grande quantité vous donner plus des maux d'estomac que de maux de tête. Les boissons alcoolisées doivent être consommées avec modération. Nos collaborateurs sur place ne sont pas autorisés à prendre de l'alcool pendant leur service. N’insistez donc pas auprès d’eux lorsque vous prenez de l’alcool. Sur les camps seront en vente de l’eau en bouteille (malgré l'absence de pollution, nous conseillons de boire cette eau plutôt que l'eau de la rivière), de la bière, du vin et de la vodka à prix modique. |